Ne lâche pas ma main – Michel Bussi


Critiques, Lecture / mercredi, mars 21st, 2018


Titre: Ne lâche pas ma main
Auteur: Michel Bussi
Nombre de pages: 415
Edition: Pocket
Note : 4/5

« Soleil, palmiers, eaux turquoise de l’île de La Réunion et un couple amoureux. Cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne au cauchemar. La femme disparaît de sa chambre d’hôtel. Son mari, soupçonné du meurtre, s’enfuit en embarquant leur gamine de six ans. Le plan Papangue, équivalent insulaire du plan Epervier, enclenche une course-poursuite vite ponctuée de cadavres, dans un décor prodigieux et au cœur de la population la plus métissée de la planète. »

Saint Gilles, Ile de la Réunion, Hôtel Alamanda. Une jolie petite famille passe des vacances tranquilles au bord de l’eau, quand tout bascule. Liane Bellion disparait, en pleine après-midi dans sa chambre d’hôtel, lorsque son mari débarque dans la chambre elle n’est plus là, ses vêtements ont disparu, tout est sens dessus dessous. Il contacte la gendarmerie de Saint Gilles mais malheureusement pour lui tout porte à croire qu’il s’agit d’une scène de ménage qui aurait mal tourné. On espère à partir de ce moment que ce n’est pas ce qui s’est réellement passé car même si l’on est au début de l’histoire cette petite famille est assez touchante. Interviennent les gendarmes de l’île Aja et Christos qui seront chargés de cette enquête. Ces personnages sont vraiment intéressants dans leur manière de fonctionner et leur caractère. Ils connaissent tous les deux bien l’île, et Christos a de nombreux contacts. Malgré tout, cette enquête va s’avérer pour eux très compliquée puisqu’ils n’ont aucune preuve de la culpabilité de Martial Bellion.

Au début de cette lecture, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire, j’étais un peu perdue et je trouvais que tout était lent. Mais dés la disparition de Liane tout s’est accéléré. On se prend vite au jeu de l’enquête, on essaie de comprendre ce qui s’est passé qui est responsable. Le roman est très bien écrit, on nous donne des indices sur l’enquête, assez pour s’imaginer plein de choses mais surtout assez pour tomber complètement à côté de la plaque.

On suit Aja et Christos de la gendarmerie de la Réunion ainsi que Laroche qui sont chargés de l’enquête. En parallèle de cette enquête, on peut suivre de plus ou moins près la vie de ces protagonistes et plus particulièrement celle d’Imelda la compagne de Christos, qui est une mère de famille passionnée de faits divers et qui a une mémoire de ceux-ci assez époustouflante. Elle va mener de son côté une enquête bien plus logique et efficace que celle de la gendarmerie. Une enquête semée d’embuches et de fausses pistes, qui vont nous pousser vers de faux coupables et nous mener en bateau, les gendarmes et nous jusqu’à la fin du roman.

La fuite de Martial et sa fille Josapha est très touchante, on découvre un papa maladroit qui s’occupe seul de sa fille pour la première fois et qui ne sait pas vraiment comment s’y prendre mais arrive assez rapide à prendre ses marques, il doit sauver sa fille coûte que coûte. On alterne entre le récit de Josapaha et celui de Martial, on peut voir tous les points de vue et la petite Josapha est très attachante, on a envie que tout se passe bien, qu’il ne lui arrive rien, on s’inquiète pour elle.

C’est un roman qui finalement m’a énormément plu, et quelle fin ! Une fin fabuleuse, innatendue, époustouflante. Je vous conseille ce livre à 10000% !!

« Quand le malheur vous touche, on refuse tous d’admettre qu’il n’y a aucun coupable à punir. Alors pour diminuer ses souffrances, on s’invente une vengeance. »

« Sa religion personnelle, c’est qu’il n’existe qu’un seul lieu sur l’île où toutes les races se mélangent : la plage ! Tous à poil, tous égaux. Curieusement, plus les couleurs de peau s’exhibent et plus on les oublie. »

« C’est de là que naissent toutes les haines du monde, lieutenant, toutes les guerres, il nous faut trouver des coupables, toujours, à tous les malheurs de l’univers. Même quand il n’y en a pas, notre esprit les invente. »

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